14.07.2010
Black and White
Black and White : des policiers entre l’ombre et la lumière.





Tw en 24 épisodes de 50 min.
Genre : policier, action, romance.
Période de diffusion : 11 avril 2009 - 27 juin 2009.
Cast :
Vic Zhou : Zhou Yu Min ou Pi Zi.
Mark Chao : Zhao You Ting ou Ying Xiong
Ivy Chen : Chen Yi Han
Janine Zhang : Zhang Jun Ning
Na Wei Xun : Du Wen Yan.
Hank Wu : Hao Ke.
Mais de quoi ça parle ?
Zai Tian et Wu Ying Xiong sont deux flics aussi différents que le jour et la nuit.
Zai Tian ne fait que boire du café, s'offrir une vie luxueuse tout en attendant que des sources douteuses lui donnent des infos pour résoudre ses enquêtes.
Ying Xiong, lui, croit que les lois et la justice sont les piliers de la société et il est constamment dans la rue à pourchasser des criminels... avec un peu trop de zèle au goût de ses supérieurs.
Quand une enquête sur la nouvelle drogue "Dreamer" rassemble ces deux supers inspecteurs ensemble, une petite étincelle d'espoir jaillit dans cette cité noire où le Président de la nation est en termes amicaux avec les triades locales …
Source : http://www.newsasia-ddl.com/

L’instant critique :
Enfin, je commence à suivre à la lettre ma liste des dramas à voir. Black and White était donc dans le top de ma liste, déjà car la bande annonce m’avait bien convaincue, ensuite la présence de Vic Zhou certes, y est pour beaucoup, mais pas seulement, et enfin, il y avait l’ambiance entre ce duo qui me semblait bien sympathique. De plus, la drama est entièrement traduit en français, alors que demandez de plus ?
Je vais commencer par ce qui fâche, comme ça c’est réglé :
L’introduction est assez brouillonne, les personnages sont présentés de manière caricaturale . De plus, le réalisateur veut montrer aux spectateurs qu’on est pas dans n’importe quelle drama, dans Black and White, on a les moyens et on le montre : Gros plans sur la ville, maison de luxe, voiture de luxe, des cascades à gogos, on pète, brûle pas mal de trucs. Cependant on est très loin des moyens D’Iris, et cela se voit surtout dans les effets spéciaux ( celui du train, l’explosion du fast-food ). Le drama est de toute façon moins pompeux, et bling- bling qu’ Iris. Comme souvent dans les dramas taïwanais, les scénarios ne font pas dans la dentelle. Mais, il faut passer les premiers épisodes pour apprécier pleinement du drama. C’est très appréciable de découvrir des dramas qui font des efforts pour sortir des schémas classiques. Sans être totalement inventif, Black and White sort des senties battues ( pour les dramas taïwanais), il semble que BW soit une première dans le monde des dramas taïwanais. L’effort de vouloir faire autre chose, et de proposer quelque chose de nouveau doit être saluer. Pour une première expérience dans le domaine policier / action, BW met les petits plats dans les grands : un casting 3 étoiles, décors multiples ( des ports au buildings…), de l’action, un peu de romance, une bande son accrocheuse.

On peut diviser le drama en deux partie (ép 1 à 9) , on introduit le duo de flics bien différents mais complémentaires pour arrêter le trafiquant d’une nouvelle drogue, « le dreamer » . C’est Kingone ( Why Why Love, Devil besides you ) qui interprète le rôle du dealer, producteur. Je l’ai trouvé très à l’aise dans ce personnage complètement à l’opposé des rôles ou j’ai pu l’apercevoir. Bon, est puis je comprends que Kingone change de registre, il doit en avoir marre de se faire rembarrer par Rainie. Le rôle est assez cliché mais Kingone arrive à le rendre intrigant. La première partie ne m’a pas convaincue à 100 %, la faute au personnage de Vic Zhou (non, pas frappez !). Disons que je l’aie trouvé pas très à l’aise dans la rôle du flic guignol, par contre, oui, je valide Vic le dragueur parce qu’ il prend comme personne les râteaux. Et puis, la conclusion de l’intrigue du dreamer m’a laissée dubitatif, perplexe. Je m’explique, pour résolution sur la présence de dreamer chez Vic, c’est juste du grand n’importe quoi. Je me suis dis, non les scénaristes ne vont pas oser, ah ben si, ils ont osé. Je vous laisse découvrir ce grand moment de n’importe quoi. J’ai envie de dire, il y a «facilité scénaristique» et «je fais n’importe quoi pour combler le trou de mon scénario» . Les scénaristes auront encore recours à des intrigues abracadabrantesques vers la fin. C’est dommage car ça décrédibilise l’intrigue et fragilise le drama. On a l’impression de voir du grand n’importe quoi ( l’intrigue familiale qui sort tout droit d’un soap "je suis ton père/oncle/ ami etc. " en est le parfait exemple ).
Heureusement, la seconde partie et malgré la côté soap, arrive a mieux gérer les différentes intrigues policières. Cette seconde partie prend son temps pour s’installer mais le suspense est très bien entretenu tout le long du drama. La tension monte d’un cran à chaque épisode. A la fin des épisodes, je voulais impérativement voir la suite. Il m’est même arrivée, un jour au boulot, à penser au drama, « alors lui, c’est la Taupe ou pas ?» . Je vous rassure, j’arrive, malgré mes divagations, à travailler correctement ! Tout ça, pour dire, que j’étais accro à BW. En plus, ce qui est malin, c’est qu’on se pose progressivement beaucoup de questions, et les indices sont données au fils des épisodes. De plus, certaines réponses arrivent assez rapidement, de quoi satisfaire la soif des téléspectateurs et les maintenir dans une certaine tension. Toutes les informations données au cours de l’enquête trouve à un moment du drama son sens, c’est comme une sorte de puzzle, ou chaque pièces s’emboîtent pour former un tout. Certes, c’est un peu tout est lié, mais c’est jouissif !

De plus, c’est pendant cette seconde partie, que les personnages principaux sont approfondis. Pi Zi montre ses fêlures, ses blessures et on arrive à comprendre pourquoi il agissait comme cela. La seconde chance qu’on lui a offerte, a un prix. Chaque vérité à son prix, et Pi Zi va rapidement s’en rendre compte. Vic Zhou s’en sort toujours très bien dans les rôles torturés, à fleur de peau. Je l’ai trouvé bien plus à son aise dans la seconde partie, ou il arrive à rendre Pi Zi fragile, vulnérable et paradoxalement imposant. Son acolyte, Ying Xiong voit peu à peu ses principes partir en morceaux. Au début, c’est typiquement le personnage avec des beaux principes, sa vision du monde est manichéenne à souhait (les bons d’un côté et les mauvais de l’autre ). Cette vision réductrice va peu à peu s’effondrer, et le pauvre Ying Xiong va se sentir complètement perdu. Mark Chao ne manque pas de charisme, et il n’est pas moche à regarder. Je pense qu’une belle carrière s’offre à lui. Son jeu n’est pas parfait mais Mark s’en sort bien ! Le personnage de Zhang Jun Ning devient de plus en plus intéressant, elle s’est également imposée progressivement. D’abord très discrète, elle n’hésite pas à mettre sa carrière (et sa vie) en danger pour aider notre duo policier dans leur recherche de la vérité. Janine Zhang est en plus très belle, et joue correctement son rôle. De plus, j’aime beaucoup les scènes qu’elle partage avec Vic Zhou, il y a une belle complicité entre eux, dommage que leur relation ne soit pas mieux exploitée. Janine Zhang a un côté très apaisant. J’en viens au personnage, le plus faible du drama, Chen Yi Han. Le personnage avait un très fort potentiel, elle est la fille de la triade . La fameuse triade a des contactes un peu partout ( justice, commerce légal et illégal, police etc), elle mène donc la vie dure à la police. Chen Yi Han aurait pu être un personnage fort, ambivalent, trouble. Cependant en la voyant côtoyer quotidiennement notre joyeux duo, on a l’impression de voir une jeune fille normale, qui mène sa petite vie pépère. Ok, c’est vrai, elle cumule les tentatives assassinats, je suis d’accord mais c’est tout. Parfois, on l’entends dire «je suis la fille du chef de la triade» certes, merci pour l’info. Elle sert uniquement, et c’est bien dommage, pour la romance. Je pense que son rôle aurait pu être plus intrigant, plus troublant, s’il elle avait jouer dans les actions menées par la triade. Je trouve que la triade accepte trop facilement la relation entre leur protégée et nos policiers. Parallèlement, le statut de Chen Yi Han ne semble pas affecter Ying Xiong. Ce devrait comme même le remuer plus que ça, non ?
Et puis, c’est réducteur, d’être juste la fille qui sert pour l’intrigue amoureuse, non ? Dans les rôles secondaires, j’ai apprécié quasiment tout le monde du vendeur de Hot Dog qui cache bien son jeu, à l’agent d’Interpol (très belle conclusion ), au Vieux Jin, en passant par Anson (fated to love you) qui a décidé d’abandonner Ethan Ruan pour la mafia (ça doit mieux fonctionner avec les filles ) et mon chouchou Hao Ke l’informaticien un peu Geek de la police. Ils vont tous, à un moment du drama, jouer un rôle clé dans l’intrigue.

Spoilers :
Je dirai même qu’il faut bien surveiller les personnages en retrait, il faut se méfier de l’eau qui dort.
Autant, j’avais des soupçons comme Hao Ke sur une des personnes de l’équipe de la police autant l’identité de la seconde taupe m’a surprise.
Fin du Spoiler.
Un point que lequel je voulais revenir, c’est sur le bruitage. Ca peut paraître, un peu anecdotique sauf que durant les scènes de combat, le bruitage grossier donne une dimension comique. Il donne un côté un peu cartoon à la Tex Avery.
Un autre élément surprenant pour nous français, c’est le doux nom donné à un groupuscule terroriste ( des mercenaires ); les « Sarkozy ». Je ne sais pas qui a eu cette idée, en tout cas, certains dialogues prennent une drôle de tournure.
Je terminerai sur la bande son qui est géniale, un style pop/rock qui convient parfaitement à l’ambiance du drama. Le score contient des morceau très prenants comme «Dark Ouverture», «Dark Dawn ». L’Opening ( Rogue Justice ) est en partie chanté par Mark Chao, qui s’en sort bien. L’Ending lui est entièrement en anglais (perfect stranger ) par Jason Tsou qui participe aussi au drama. Que de polyvalence.

Black and White est loin d’être un drama parfait. Néanmoins il a le mérite d’ouvrir de nouvelles perspectives dans la monde des dramas taïwanais. On voit réellement que la réalisation a été réfléchie, que se soit sur les lieux de tournages, la qualité de l’image, la lumière etc. Les dialogues sont mieux maîtrisés. De plus l’ambiance dynamique, énergique est bien rendue à l’image. Le drama doit beaucoup à ses acteurs et essentiellement à son duo acteur. Vic Zhou à part quelques moment de faiblesses au début, est charismatique. Il attire facilement la sympathie de la spectatrice que je suis, c’est qu’on s’attache à ce drôle d’énergumène. Mark Chao, arrive à rendre son personnage attachant.
Une suite était prévue, d’où l’ouverture à la fin du dernier épisode, mais d’après ce que j’ai lu, Vic Zhou aurait refusé, après des mois de discussion, de poursuivre l’aventure. Pourquoi, les raisons restent vagues, et elles restent pour l’instant des suppositions. Certains accusent Marl Zhou, d’autres le planning de Vic Zhou. J’avoue que sans la présence de Vic Zhou, je ne vois pas trop l’intérêt de faire une suite.
Une Mv qui se concentre sur les premiers épisodes :
16:49 Écrit par Stancie dans Drama Taiwanais | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
| Tags : vic zhou, black and white, tw drama. |
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