26.02.2010
Zeni Geba
Zeni Geba aka Money Crazy.




Genre : Drame humain, vengeance personelle, (l'argent, c'est mon obsession).
Diffusé du 17 janvier 2009 au 14 mars 2009.
Cast :
Matsuyama Kenichi : Gamagori Futaro.
Saito Ryusei : Futaro enfant.
Mimura : Mikuni Midori.
Kinami Haruka : Mikuni Akane.
Miyagawa Daisuke : Ogino Satoshi.
Shiina Kippei : Gamagori Kenzo.
Okunuki Kaoru : Gamagorii Momoko.
Mais de quoi ça parle ?
Futaro n'a connu que la pauvreté. Il vit avec sa mère malade, et il revoit son père devenu alcoolique et violent à la suite de son licenciement, quand ce dernier à besoin d'argent. La mère de Futaro qui ne souhaite pas inquiéter son fils, lui ment sur l'arrêt de son traitement qu'elle ne peut plus financer. Un soir, la mère, faute de suivi médicale finit par mourir; Cette perte, est un électrochoc pour Futaro. Il accuse l'argent ou ici son manque, d'être responsable du décès de sa mère. A partir de cet instant sa seule préoccupation est l'appât et accumulation du gain quelque en soit le prix. Il veut prouver au personne qui se dise bien pensante que c'est l'argent qui mène le monde.Cette obsession qui contrôle sa vie le mène à retrouver Midori, la fille d'un riche propriétaire d'une entreprise de construction naval qu'il a connu enfant. Son unique but étant de devenir le chef de l'entreprise, pour cela Futaro se rapproche et utilise la soeur cadette de Midori , la fragile et renfermée Akane .

L'Avis :
C'est la crise, la récession et cela se voit dans les sujets du drama. Cela se ressent dans le traitement du drama , les producteurs font des économies la preuve : Qu'est ce que je voit dans le premier épisode, les mêmes décors de Byakuyakou. Oui oui, c'est bien les mêmes usines, la même fumée ce même soleil en plus les dramas ne font plus que 9 épisodes... Des coupes budgétaires je vous dis! J'arrête là mes divagations. Parlons de ce fameux drama.
En plein visionnage de mon cycle de Kdrama, j'ai décidé de faire une petite entorse à mon programme pour Zeni Geta.C'est la faute à l'excellent article de Lynda. J'avais oublié à quel point un Jdrama se regarde vite , et encore plus s'il est de cette qualité !
Zeni Geba traite d'un sujet vieux comme le monde, l'éternel clivage entre les riches et les pauvres. L'originalité est de l'illustrer par la descente au enfer de son héros Futaro. Il est difficile de ne rien ressentir en regardant ce drama. On passe par une palette d'émotion : de la pitié, la frustration, le mépris au degout. Zeni Geba c'est un visionnage éprouvant les propos tenus par Futaro font à un moment faire écho avec notre relation que l'on entretient avec l'argent.

Alors c'est quoi, Zeni Geba :
Un scénario machiavélique les scénaristes écriront : "Quand je serai riche, je serai heureux". Quand j'ai fini la fin du premier épisode, je suis restée comme hébétée. Le mignon et innocent Futaro est devenu en l'espace de quelques années, un homme obsédé, par l'argent imprévisible, cruel, à la frontière de la folie voir de la sckizophrénie. Au debut, Futaro est clairement décrit comme une victime de l'argent, cependant par le suite et c'est la réussite du drama, il devient un calculateur, il dégage une sorte de froideur qui m'a glacé la sang. On ne peux pas rester insensible aux monstruosités qu'il inflige à ses victimes tout en nous attirant dans son piège. On souhaite savoir la suite, et comment il va s'en sortir. Futaro est prêt à tout et surtout à faire n'importe pour se venger de l'argent ! Pour cela il va payer de sa personne et surtout utiliser les faiblesses des autres. Je ne citerai que la pauvre Akane, elle m'a marqué ! Elle est la première étape dans le plan de Futaro, il se sert de son handicap pour l'approcher et pour ensuite l'utiliser comme une marionnette. C'est cruel, odieux écoeurant. C'est juste terrible.
Une tension crescendo, le réalisateur mettra en avant : un peu comme dans Byakuyakou, l'ambiance devient de plus en plus étouffante. L'environnement est entouré d'usine, de métal, le ciel est nuageux. La maison d'Akane et Midori perd peu a peu de sa vitalité, et de son rayonnement. Futaro par sa présence crée une ambiance pesante, lourde, angoissante et d'insécurité. Le drama est très travaillé au niveau de la photographie et du cadrage : sur certaine scènes, la lumière y est presque aveuglante, comme pour cacher quelque chose. On sent que rien n'est laissé au hasard; La musique renforce la tension : elle peut être stridente, angoissante et je ne sais pas pourquoi mais il y un morceau de la bande son qui m'a fait penser à du Sergio leone. Le montage est aussi malin, on a des flashbacks tout le long du drama, c'est assez astucieux car à chaque fois que je revoyais la bouille de Futaro enfant, je ne pouvais m'empêcher d'avoir pitié . Alors que juste avant on a Futaro adulte, en plein délire qui venait de faire souffrir quelqu'un .C'est malin. Je vous dis. Pour renforcer la coté addictif, chaque épisode se termine par un cliffhanger de la mort qui tue (expression entendu ce matin, ça m'a bien fait sourire). A la fin , de chaque épisode, je n'avais qu'une envie c'est de voir le suivant. Bon j'ai tenu bon mais heureusement que je suis pas au japon car je ne pourrais pas attendre une longue semaine entre chaque épisode.

Avec un dernier épisode surprenant et étouffant le drama se terminera : à la fin de l'épisode 8, je me suis demandée se que les scénaristes allaient me réserver. La claque, je vous dis pas. J'ai jamais vu une fin aussi dingue et d'une incroyable justesse. Je ne m'attendais pas à ça. Elle renforce le coté désespéré du personnage. On voit à quel point, il était seul, mal dans sa peau et je le répète " désespéré". Quand Futaro s'adresse aux spectateurs, ça fait froid dans le dos, il nous prend à témoin. On se dit qu'avec son acte final, la boucle est bouclé mais avec ces paroles on sait qu'elle ne l'ai pas entièrement. Car des Zeni Geba, sans aller dans les extrêmes de Futaro, il doit en avoir. Alors attention au personne qui traverse devant votre voiture, et qui par la suite souhaite être votre ami (e) .
Des acteurs qui savent parfaitement jouer tu embaucheras ! Je vais commencer par quelques personnages qui m'ont marqué puis je dresserai un portait dithyrambique sur le travail de Kenichi Matsuyama . Au niveau des personnages, ils ont tous à un moment leur importance. En plus, il n'y a pas de boulet, bon peut être le sosie de Futaro mais le personnage aura aussi son importance et puis voir Kenichi Matsuyama coiffé comme un surfeur des année 80's ( point break) ça faut le coup d'oeil. J'ai beaucoup apprécié la servante, elle est la première à découvrir le double jeu de Futaro et ses réflexions sont souvent perspicaces. Elle renvoit aussi un certaine image de lui même, comme s'il avait pu être elle. Saito Ryusei qui joue Futaro enfant est très crédible et très touchant. Pour son âge son jeu est surprenant. Kinami rend Akane touchante malgré son obstination et son amour pour Futaro et comme Mimura, elles arrivent à exister face à Kenichi Matsuyama. J'ai adoré les scènes de repas "de famille" et surtout la relation entre Futaro et Midori, leur haine, cette tension devient palpable. Je ne sais toujours pas comment Midori a pu vivre sous la même toit que Futaro. Cette relation est ambiguë, malsaine, elle reflète le drama.

Est ce que le nom de Kenichi Matsuyama est un gage de qualité ? Bon à part Shindo ou je me suis ennuyée, la réponse est positive. Cet acteur est d'une polyvalence, il sait presque tout jouer ( Bon Shin dans nana c'était une erreur) : la comédie, le ridicule, la monstruosité. Il incarne un Futaro à la limite de la démence, il est cruel, manipulateur. Il faut le voir avec son rictus, il fait froid dans le dos. Il ne joue pas Futaro il l'est devenu. Dans les dernières minutes du drama, il arrive à rendre son personnage à nouveau humain, on entrevoit presque des regrets ! Bravo, quelle performance !
Pour finir, (enfin ) Zeni Geba est un excellent drama, qui pose de nombreuses questions et a un fort echo avec la crise actuelle. C'est un drama intelligemment écrit, interprété ! Une belle réussite !
Alors on regarde pour :
- Le talentueux Kenichi Matsuyama, toujours incroyable, même dans les rôles les plus difficiles.
- L'intrigue maléfique, pernicieuse, immorale et addictive. Le cliffhanger de l'épisode 8 rendrait même nerveux un professeur de Yoga.
- Bon je parle de Kenichi Matsuyama mais l'ensemble du casting est très bien également.
-Parce que vous devez le voir.
On zappe :
-Si vous êtes en pleine dépression, faut mieux éviter.
Je termine avec cette MV, très bien réalisée.
19:28 Écrit par Stancie dans Drama Japonais | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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11.02.2010
Sexy Voice and Robo
Sexy voice and Robo.




Jdrama de 11 épisodes.
Genre : enquête, mystère et Max Robo .
Cast :
Kenichi Matsuyama : Robo.
Ohgo Suzuka : Hayashi Niko.
Asaoka Ruriko : Makyona Maki.
Okada Yoshinori : Nanashi Hideyoshii.
Katagiri Hairi : Hayashi Yukie.

L'histoire :
Niko est une collégienne de 14 ans très mature pour son âge, elle a la particularité de pouvoir imiter la voix des gens qu'elle rencontre et possède également une ouïe très fine et longue distance.
Ichiro surnommé "Robo" à cause de sa passion pour les jouets, est un otaku immature qui voue un culte pour "Max Robo" sa série fétiche.
Ces deux là se rencontrent par hasard et s'associent pour résoudre des affaires farfelues par l'intermédiaire d'une antiquaire étrange.
Résumé par Lynda, merci !

L'avis :
" Sexy voice and Robo ", en voilà un titre intrigant et original pour un drama. La première fois que j'aie entendu parler de ce drama, c'était sur le blog de Lynda ( et oui encore une fois ). Je me suis demandée que pouvait bien se cacher derrière cet intitulé. Le pitch m'a tout de suite séduit, le drama est complètement loufoque, farfelu sans être ridicule ou navrant. Nous sommes devant une douce folie comme savent le faire les dramas japonais. Sexy voice n'a pas équivalent dans le monde des dramas, il est même difficile de vouloir le ranger dans un catégorie de drama, c'est un mélange d'excentricité tout en restant rationnel. C'est également fantasque, tordu et intelligent.

Sexy voice and Robo surprend par sa facilité à faire entrer le spectateur dans son monde et à capter son attention. Tout commence par une jeune collégienne sur le toit de sa maison qui se questionne sur le fondement de son existence. ( Non ne fuyez pas !). Oui Niko a bien 14 ans, pourtant en l'entendant parler on lui donnerai 10 de plus, c'est a peine si elle ne cite pas Socrate, Platon ou Epicure ( la minute, rappelle- toi de tes cours de terminale ). Niko ne passe pas son temps à baver ou rêver en secret sur son voisin de e ou à faire du shopping pour séduire un membre du F4. Elle a bien d'autres préoccupations. Riko est bien plus mature que la majorité des personnages féminins que l'on rencontre dans les dramas, donc ne vous attendez pas à la voir pleurer ou tomber en pleurant sur le bord d'une route sur de la pop coréenne. Niko c'est un peu la Veronica Mars japonaise en moins blonde et sans Logan. L'actrice qui a eu la lourde tâche d'interpréter ce personnage est Ohgo Suzuka. Cette dernière est a suivre de près car sa prestation est des plus convaincantes même quand son personnage utilise son don pour imiter des voix d'hommes. Si Ohgo Suzukane ne vous semble pas totalement inconnue, c'est normal. Elle a interprété le rôle de la jeune Sayuri (aux yeux couleur de pluie, ah ça m'a marqué !!) dans le film "Memoirs of a Geisha". Et puis, soyons honnête, avoir eu la chance de jouer aux côtes de Ken Watanabe et Gong Li, ça a de la gueule dans un CV.

A ses côtes, on retrouve Robo, jeune Otaku de son actif, adorateur d'animes, consommateur de produits dérivés à l'éffigie de son héros : Max Robo! Pour renforcer la particularité du personnage, Robo a droit à une garde robe d'une autre époque, et Kenichi s'affiche avec la coupe au bol (il l'a retrouvera pour les besoins du film Metroit Metal City ). Le risque avec ce genre de personnage c'est de le rendre complètement débile et caricatural mais Sexy voice évite cela grâce en parti à son interprète. C'est Kenichi Matsuyama qui endosse les traits de Robo est une fois de plus, son interprétation est excellent. C'est un véritable caméléon. Il arrive à rendre son personnage humain et attachant. L'écriture des dialogues aidant également. Comme Lynda, j'ai pensé à Ueno Juri et à sa formidable Nodame en regardant Robo. Ce qui m'a plu dans ce drama, c'est ce duo, ils sont différents presque antagonistes et complémentaires. On remarque rapidement qu'avant leur rencontre Robo et Riko sont des personnages solitaires. Robo malgré lui, et Riko essaye de faire illusion en ayant quelques amies au collèges préférant passer son temps libre seule sur son toit. Ces deux là se comprennent et se respectent. C'est la l'essence même de leur amitié.

Au niveau des seconds rôles, j'ai adoré le second duo du drama. Il s'agit de la propriétaire de la brocante et son employé qui souffre beaucoup (il se brûle, il tombe enfin il sort jamais indemne d'une mission ). J'adore leur relation, un peu ambiguë car on ne connaît pas réellement les liens qui les attachent). Les parents de Riko ne sont pas mal n'ont plu, le père se fait marcher sur les pieds par sa femme ( on oublie presque son anniversaire). C'est pas tout les jours que l'on voit ça. En parlant de la mère de Riko, elle a un physique particulier, et elle m'a bien fait rire à la fin du drama.
En parlant des mères, l'arrivée de la mère de Robo nous donne un épisode très drôle. Si Robo adore Max Robo, sa mère est une fan de drama ( le poster de Winter sonata), on a même droit a une critique bien pensé des dramas avec un Kenichi au top (et en perruque) , on voit très bien la cible visée par ces programmes ( l'arrivée du fan club). De là à dire que les dramas sont une autre sorte addiction, il n'y a qu'un pas. J'ai également apprécié le trio d'infirmière et la mère de famille, ancienne tueuse et espionne ! Les femmes ont le pouvoir, le drama Girl Power par excellence !! Et puis, c'est assez rare qu'il faut tout de même le souligner. J'ai également apprécié le côté cartoonesque du drama, on l'observe avec le générique et également avec les "armes " en carton qu'utilisent notre duo de détectives.

Les enquêtes sont plaisantes à suivre et brossent plusieurs thèmes dont l'un est actuellement un sujet sensible ( j'en reviens au double épisodes des infirmières ). Le côté 1/2 épisode = 1 enquête m'a un peu déçu. Pour moi, il manque un fil rouge . Surtout qu'à la fin du premier épisode, ce fameux fil conducteur semble être annoncé. Riko entend dans un foule, une voix qui l'interpelle et souhaite la retrouver. Malheureusement, on en entendra plus parler. C'est dommage surtout avec des scenariis de cette qualité. Ce manque de cohésion est le point noir du drama. Surtout et je me répète, les scénaristes avaient les moyens de nous l'écrire. A part ça, le drama est formidable !J'ai failli oublier de parler de l'ending que j'aime beaucoup, voilà c'est dit! La conclusion est à l'image du drama et de son personnage principale : doux amer. C'est certain, ce duo me manque déjà (les courses poursuites en 2CV également )...
Sexy voice and Robo est une bulle de champagne, de folie dans le monde des dramas. Une très belle découverte !
On regarde :
-L'originalité de l'histoire et de ces personnages.
- La qualité des scénariis, des dialogues, des interprètes ...
- Parce que les armes en carton, les perruques et les déguisements c'est cool.
-Les 2CV ne sont pas mortes.
-Parce que Kenichi Matsuyama .
On zappe :
- Malgré le manque de fil rouge on Zappe pas !
18:26 Écrit par Stancie dans Drama Japonais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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